Cadre de vie

Pourquoi la ville ne sent pas toujours bon

Des habitants se sont plaints de mauvaises odeurs venant des bouches d’égout. Voici des bons tuyaux pour comprendre et résoudre ce problème plus compliqué qu’il n’y paraît.

Sous nos pieds, il existe un véritable réseau complexe de canalisations. La ville, le département et le Siaap (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), se partagent ce réseau. Concrètement, la ville a en charge les premiers tuyaux qui sortent des habitations pour arriver dans le système de collecte des eaux usées. Ensuite, c’est le département qui les transporte et les reverse dans les canalisations du Siaap, véritables tunnels de 2 à 6 mètres de diamètre, qui les emmènent jusqu’à la station d’épuration située dans les Yvelines. Partout en Île-de-France, ces trois maillages sont imbriqués les uns dans les autres.

Une rivière calme

Les eaux usées viennent des éviers, lavabos, douches, toilettes des particuliers, commerces et entreprises. Toutes ces eaux s’écoulent naturellement en fonction de la pente du territoire. À Asnières, comme la pente est très faible, la circulation est très lente. C’est ainsi que les eaux sédimentent et commencent leur dégradation biologique naturelle. Les canalisations de la commune, du département et du Siaap, s’encrassent très vite et génèrent des odeurs qui ressortent par les habitations et par les grilles d’égout de la voirie. Autre donnée à prendre en compte, les déversoirs d’orage. Installés sur les berges de la Seine, ils permettent aux réseaux de déborder dans la Seine, pour éviter les inondations provoquées par les fortes pluies. Mais lorsque le temps est sec, le vent s’engouffre par ces déversoirs d’orage, entre dans les conduites et ressort par les grilles d’égouts en faisant remonter les odeurs dans la rue. Et même plus, quand il fait sec et chaud, le phénomène de dégradation biologique s’amplifie.

Que faire ?

Des solutions doivent être mises en place au cas par cas. Au regard du règlement communal d’assainissement, chaque habitation doit être équipée d’un clapet anti-retour qui permet à la fois de lutter contre les débordements par temps de pluie et contre les remontées d’odeurs. Sur les ouvrages publics, le service assainissement de la ville fait mensuellement une réunion « odeur » avec le conseil général pour faire un diagnostic, mettre en place des programmes de nettoyage coordonnés et voir quelle solution est la plus appropriée. L’une d’entre elles est la pose de siphons sur les grilles d’égouts qui évite les remontées d’air, comme un siphon de lavabo ou d’évier. Une autre serait de mettre une bavette au niveau des déversoirs d’orage pour que l’air n'entre pas dans le réseau, ces travaux relevant de la compétence du conseil général. Mais la première mesure à prendre est d’abord de veiller à ne pas jeter n’importe quoi dans les canalisations.

Une question de sécurité

Les odeurs viennent essentiellement du H2S, hydrogène sulfuré, reconnaissable par son odeur d’œuf pourri. Techniquement, il faut que les réseaux soient ventilés, sinon l’H2S se concentre, au point de ne plus rien sentir. Les égoutiers risquent de mourir, ce qui se produit malheureusement plusieurs fois par an.

Renseignements

En cas d’odeurs vous pouvez contacter :

- sur le réseau départemental : la Société des eaux de Versailles et de Saint-Cloud (Sevesc) en charge de l’assainissement pour le compte du département au 01 41 38 56 00 ou sur leur site www.sevesc.fr

- sur le réseau communal : les services techniques municipaux au 01 41 11 12 42.

Téléchargez ici la carte du réseau d'assainissement

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