Sécurité

75 caméras veillent sur la ville

La vidéoprotection est désormais présente dans tous les quartiers. Un outil qui ne fournit plus seulement des preuves mais permet d’évaluer les forces de police nécessaires avant toute intervention.

75 % des Français sont pour la vidéosurveillance selon un sondage publié par le journal le Figaro. 75, sera le nombre de caméras que comptera le dispositif de vidéoprotection d’Asnières pour la fin de l'année. Huit nouvelles caméras vont ainsi être installées ces prochains mois dans différents quartiers de la ville.

Ce réseau doit être opérationnel 24h sur 24. Pour cela une société de maintenance intervient dans les plus brefs délais. Dès qu’une caméra connait un disfonctionnement, cette société doit être capable de la réparer dans un délai maximum de six heures.

Aujourd’hui, le visionnage de la vidéo constitue souvent le point de départ d’une enquête.

« C’est bien simple, nous recevons en moyenne entre cinq et dix réquisitions par jour de la part de la Police nationale pour visionner une vidéo suite à une affaire », explique Géraldine Descargues, directrice de la sécurité - prévention.

Ce système de vidéoprotection ne constitue pas uniquement un outil pour apporter un élément de preuve sur un fait divers..

« Dès qu’une alerte nous parvient, avant toute intervention la première démarche est de visionner la zone sur laquelle ont lieu les faits afin d’adapter le nombre d’agents nécessaires sur l’intervention et ainsi ne pas envoyer une brigade dans un guet – apens », poursuit Géraldine Descargues.

Reste le débat sur les possibles atteintes à la liberté individuelle qu’un tel réseau de surveillance pourrait engendrer. Un comité éthique de la vidéoprotection veille sur le respect de cette liberté individuelle. Il est formé de cinq élus municipaux de la majorité et de l’opposition et de cinq membres du tissu associatif de la ville, présidé par Claude Morel, par ailleurs responsable du comité de liaison des associations d’anciens combattants.

Ce comité a déjà a son actif la rédaction d’une charte éthique de la vidéoprotection, actuellement en vigueur. Pour cela, tout citoyen peut saisir le comité par un simple courriel dans lequel il fera part de l’objet de son inquiétude. Chaque message sera ensuite étudié. Ce comité prépare pour septembre une exposition à destination des habitants, ceci afin d’exorciser tous les préjugés sur l’utilisation des caméras à des fins de sécurité.

A télécharger

Le dépliant sur la vidéoprotection à Asnières :

Vidéoprotection (pdf - 437,55 ko)

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