Culture

La Biennale Arts sur scène

Du 5 au 20 octobre -

L’espace Concorde - Francis Delage accueillera la biennale Arts sur scène, le salon artistique d’Asnières. Cette 4e édition mettra à l’honneur le sculpteur animalier Vassil, le peintre naturaliste François Blin et l’aquarelliste Georges Fournier. Ce dernier a accepté de nous ouvrir les portes de son atelier.

Sa source d’inspiration est dans la nature. Lorsque Georges Fournier présente ses réalisations, il parle d’abord de ses rencontres avec un lieu, une lumière, une ambiance qui peuvent le tenir émerveillé plusieurs heures sans bouger. Et pour figer cet instant sur un tableau, le peintre a choisi l’aquarelle.

« C’est la technique qui me correspond le mieux car c’est spontané. Cela reflète mon état d’esprit à un moment précis, analyse-t-il. C’est aussi quelque chose qui peut toujours évoluer. »

Un faire-valoir de la nature

Pourtant, de moins en moins de peintres l’utilisent. La faute peut-être à des a priori concernant cette peinture.

« Lorsqu’on dit aquarelle on pense généralement à un dessin colorié, plutôt petit et sans contraste », confie-t-il.

Mais face aux tableaux de Georges Fournier, on est très loin de cette image. Le format est plus grand et l’impression de mouvement forte. Pour peindre, ses terrains de prédilection sont la vallée de la Seine dans le Val d’Oise, du côté de la Roche-Guyon, Moisson ou encore Vétheuil mais aussi la Loire aux alentours de Blois. Pour définir sa peinture, Georges Fournier se dit au-delà du figuratif mais toujours en gardant un pied dans la réalité.

« La preuve, les arbres que je peins sont toujours ancrés dans le sol. »

Il se promène dans la nature avec son atelier ambulant et s’arrête lorsqu’il en ressent l’envie. Une méthode de travail qui nécessite beaucoup d’organisation car il lui faut plus d’une heure pour s’installer.

« Je ne sais pas faire autrement, concède-t-il. Un paysage, pour moi, cela ne s’invente pas. J’ai besoin d’un contact physique avec la nature. Je me considère un peu comme un faire-valoir de la nature, je montre ce que l’on ne regarde plus. Je n’ai qu’un conseil à donner “ c’est asseyez-vous, regardez à vos pieds et il y a un tableau ! ” »

Mise en page

Une fois le travail bien avancé, Georges Fournier termine, complète et encadre son tableau dans son atelier.

« Là, on est dans la mise en page de l’oeuvre », précise-t-il. Cet amour pour la nature et la peinture le suit depuis tout petit. « J’avais une mère institutrice qui me traînait dans la nature », se souvient-il.

Pourtant, cet ancien étudiant aux Beaux- Arts de Poitiers ne se sentait pas capable de faire de la peinture son métier. Il prend une autre orientation, mais le directeur régional des télécoms qu’il est devenu garde toujours dans sa poche un petit carnet pour y faire des croquis. Aujourd’hui à la retraite, il se consacre pleinement à se passion.

Rencontrer le public

Même s’il aime passer des heures dans la nature, il n’en savoure pas moins les moments où il rencontre le public, lors d’expositions.

« J’aime voir comment le public réagit face à mes tableaux, voir ce qu’il en pense, ce que cela lui évoque. Mon objectif est de faire oublier aux gens la façon dont a été réalisé un tableau. Ce qui compte, c’est ce qu’ils ressentent face à l’oeuvre. Si j’ai permis à quelqu’un de voir un marronnier autrement que ce qu’il voyait depuis quinze ans, mon travail est réussi. »

Une expérience qu’il souhaite reproduire lors de la biennale Arts sur scène.

Informations

Près de 100 exposants
L’entrée est libre.
Du samedi 5 au 20 octobre
Espace Concorde-Francis Delage
27, rue de la Concorde.

  • Tous les jours, de 14h à 18h30.
  • Samedi 5 octobre : nuit blanche jusqu’à 23h.
  • Samedi 12 et dimanche 13 octobre : portes ouvertes jusqu’à 20 h.
  • Des ateliers pour enfants sont programmés les samedis 12 et 19 octobre de 15h à 16h et de16h à 17h.

Renseignements

09 80 36 80 33 ou 06 37 58 43 99.

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