Enfance & éducation

Les enfants font leur loi

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Samedi 8 juin, l’hémicycle de l’Assemblée nationale a pris un sacré coup de jeune. Comme tous les ans, il accueillait 577 jeunes députés issus des écoles élémentaires de toute la France. Parmi eux, Solène Barrès, représentante de l’école Simone Veil.

Une loi, cela ne se réalise pas par un simple claquement de doigts. C’est le constat qu’a fait la classe de CM2 B de l’école Simone Veil en participant à la 18e édition du Parlement des enfants. Depuis 1994, cette opération réunit chaque année 577 enfants élus par leurs camarades de classe. Mais cette leçon d’éducation civique grandeur nature se mérite. Pour siéger, il fallait auparavant avoir rédigé une proposition de loi autour du thème « liberté, égalité, fraternité ».

Mettre toutes les idées en commun

Très tôt, la classe de Bénédicte Geiger s’y est attelée.

« Nous avons étudié des textes d’auteurs comme ceux de Georges Sand évoquant l’égalité entre les filles et les garçons, nous avons mis toutes nos idées en commun avant de construire ce projet de loi », raconte l’institutrice.

La consigne : suivre le canevas de la rédaction d’une loi qui comprend un exposé des motifs et des articles. Pour affiner leurs arguments, ils ont rencontré une maman d'élève avocate, Véronique Bollani. Ils ont aussi travaillé la prise de parole à l’oral. Le 20 mars, la classe a rendu une proposition de loi sur le thème de l’égalité fille-garçon.

Ce projet a été présenté le 13 mai dernier devant un jury composé de sept députés, de cinq membres de l’Éducation nationale, d’un représentant de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’étranger) et d’un représentant pour la MLF (Mission Laïque Française). Il a sélectionné les quatre propositions de loi finalistes qui seront débattues lors du Parlement des enfants. Malheureusement, la proposition asniéroise n’a pas été retenue.

Une sensation bizarre

Mais, le 8 juin, Solène Barrès, élue par ses camarades pour représenter sa classe, s’est rendue à l’Assemblée nationale.

« C’est une sensation bizarre de se retrouver dans l’hémicycle, confie-t-elle. C’est impressionnant de prendre la place des députés mais j’ai trouvé que c’était moins grand qu’à la télévision. »

Et comme leurs aînés, les 577 députés ont adopté une proposition de loi. Ils ont choisi celle visant à prévenir les faits de violence et de discrimination au sein des établissements scolaires et à aider les élèves qui en sont victimes, présentée par les élèves de la classe de CM2 du groupe scolaire Teina-Mahu de Tubuai en Polynésie.

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