Sport

Nouvelle vie pour le stade Léo-Lagrange

Février 2014 -

Les footballeurs en herbe et Les Molosses ont foulé pour la première fois la pelouse du nouveau stade Léo Lagrange. Les volleyeurs
et handballeurs, eux, attendent patiemment le futur gymnase du complexe spor tif Nelson Mandela prévu pour la fin de l'année.

L’un joue avec un ballon rond, l’autre avec une balle ovale. Le traditionnel soccer codifié au milieu du XIXe siècle au Royaume-Uni et la divergence du rugby, né aux États-Unis, vont cohabiter sur le nouveau stade Léo Lagrange dans les Hauts d’Asnières. Cette nouvelle aire sportive a été inaugurée le samedi 8 février. Les 667 licenciés du FC Asnières et les 460 Molosses du club de football américain d’Asnières bénéficient désormais d’un joyau qui devrait leur permettre de développer encore leurs structures.

« Nous pourrons passer à 800 licenciés rapidement et accueillir encore plus de jeunes », explique Alain Martinez, président du club de football. « Ce terrain est aux normes. Nous pourrons donc y organiser des compétitions internationales », rajoute Jacques Guyot, le patron des Molosses, dont l’équipe première évolue en élite, c'est-à-dire au plus haut niveau de ce sport en France.

Elle pourrait donc être amenée à jouer des matchs européens si elle poursuit sa progression..

« Ce nouveau stade est aussi doté d’un très bon éclairage, ce qui nous permettra de mieux nous entraîner et, pourquoi pas, jouer en nocturne. »

Ce sport, venu des États-Unis, est en plein développement en France. C’est le cas également à Asnières où le public est de plus en plus nombreux à suivre les matchs de l’équipe locale.

« Au stade Jacques Anquetil, nous avions des difficultés à juger du nombre de spectateurs. À Léo Lagrange, si la tribune est
pleine, nous saurons au moins que nous avons 300 spectateurs, mais nous en espérons bien plus », poursuit Jacques Guyot.

Premier élément du pôle sportif

La pelouse est en synthétique, ce qui permettra aux sportifs de pouvoir utiliser le stade par n’importe quel temps, contrairement à l’ancien terrain en herbe qui n’était praticable que quelques heures par semaine. Ces pelouses synthétiques dernière génération ont atteint une très grande souplesse, au point que deux clubs professionnels de ligues 1 et 2, le FC Lorient et l’AS Nancy Lorraine, les ont adoptées sur leur terrain principal.

Ces revêtements ont bien évolué grâce à l’incorporation de matériaux de récupération. Ainsi, le substrat du nouveau terrain  est-il fait d’une multitude de billes de caoutchouc issues de pneus recyclés.

« Le stade Léo Lagrange n’est que le premier élément du futur complexe sportif Nelson Mandela, qui sera complété par une piste d’athlétisme et un gymnase en cours de construction », explique Anne Blondeau, directrice adjointe de la Sem 92, désignée par la Ville d’Asnières comme maître d’ouvrage délégué du projet.

Ce nouveau terrain de sports constitue un investissement de 4,7 millions d’euros, soit l'équivalent des aménagements du centre-ville. Il est financé à 54 % par la Ville d’Asnières, les autres partenaires étant le Conseil général 92 (31 %), l’État (7,4 %), la région Île-de-France (4,3 %), le Conseil national du sport et la Caisse des Dépôts.

Quant à la future salle des sports, elle accueillera les rencontres d'Asnières Volley 92, qui évolue en ligue B et les matchs du Asnières Handball Club, qui cette saison joue en nationale 1 (troisième niveau).

« En accueillant des matchs de haut niveau, ce nouveau complexe sportif devrait drainer les habitants de toute la ville vers le quartier des Hauts d’Asnières », pronostique Anne Blondeau.

Les premières compétitions devraient s’y tenir au début de l’année 2015.

 

Un grand architecte

Le pôle sportif Nelson Mandela, qui comprend le stade Léo Lagrange, la future piste d’athlétisme, un terrain de basket extérieur et le gymnase en construction, a été dessiné par l’agence Du Besset - Lyon, lauréate de l’Équerre d’Argent, le prix d’architecture le plus prestigieux en France. Ce cabinet a été retenu par la Ville en 2010. « C’est la première fois que nous concevons un équipement sportif », explique Dominique Lyon. Ce complexe sportif constitue le premier élément du tout nouveau quartier dénommé Coubertin qui prendra forme autour de la station de métro et du tramway Les Courtilles. D’ici deux ou trois ans en effet l’enceinte sportive sera entourée d’immeubles. Le long de la rue Henri Poincaré seront également construites des habitations entre le stade et le cimetière. « D’ici deux ou trois ans, ce quartier aura bien évolué avec notamment la construction de logements et de 30 000 m2 de bureaux qui devraient accueillir 1 500 emplois », explique Sébastien Lys, chargé de mission à la rénovation urbaine des Hauts d’Asnières à la ville. Au pied de ces immeubles seront installés des commerces dont une moyenne surface alimentaire et un restaurant qui donnera sur le parvis du gymnase.

 

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